À la croisée des chemins ; chapitre 4 (seconde partie)

À la croisée des chemins ; chapitre 4 (seconde partie)
 
Un petit immeuble se tenait devant nos quatre figures tendues.
 
Tremblant à cause d'une brise sinistre et irréelle qui donnait la chair de poule, je regardais à droite, à gauche, me dévissais le cou en levant la tête afin de mieux dévisager le paysage dévasté qui s'étendait sous mes yeux fatigués. Les lèvres serrées, tellement serrées qu'elles ne formaient plus qu'une mince ligne blanche, je frissonnais et claquais des dents, la peur mêlée à une inquiétude subite et affreuse me nouant malicieusement le ventre.
 
C'était la première fois que je mettais les pieds dans un ghetto.
 
De tous côtés on ne voyait que des petits immeubles blancs, souvent couverts par des graffitis ou légèrement calcinés sur les bords, des petits arbres et des minuscules fleurs automnales mourants, à croire que même l'air, dont l'odeur était un savant mélange à de la drogue et de cigarette, de ce quartier était mauvais. Des voitures garées avaient des vitres cassées, des chats et des chiens maigrichons éraient dans les rues désertes. Dans l'ombre d'un immeuble on pouvait apercevoir les regards perçants d'un groupe de jeunes perdus dans toute cette malveillance, pesant sur nous, nous scrutant, tels des prédateurs affamés et surtout désespérés.
 
Je croisais une paire d'yeux brillants et me mis à trembler encore plus.
 
Au loin, un hurlement déchira l'atmosphère et me fit sursauter. Des coups de feu suivirent, ainsi que les stridentes alarmes des voitures policières.
 
Une main se posa sur mon épaule.
 
Levant les yeux, je croisais le regard vert de Natsu. Calme. Confiant.
 
-Maintenant tu comprends pourquoi j'ai insisté à t'accompagner ici.
Hochant la tête à contre c½ur, je déglutis.
 
-Allons-y, souffla ma voix.
 
Nous nous mîmes en marche sans se faire prier, dans ce décor triste et désolé, dans ce quartier que le monde entier avait l'air d'avoir oublié en s'étant simplement préoccupé de le mettre de côté, ainsi, bien à l'abri des regards de toutes les autres personnes qui avaient eu tout simplement plus de chance, plus de chance en naissant dans des familles aisées, dans une ville confortable, pour mieux le dissimuler et le cacher dans un gentil petit coin d'ombre. Comme si cela allait suffire pour les faire disparaître, ce quartier et toutes les âmes damnées qu'il contenait.
 
Qu'est-ce que Levy faisait avec un homme venant d'ici ?
Avait-elle été menacée ? Enfermée ? Abusée ? Achetée ? Violée ?

Et si elle était tombée enceinte suite à une autre de ses nombreuses aventures sans lendemain ?
Tant de questions se bousculaient dans ma tête en demandant une réponse rapide et bien faite, une réponse que je ne pouvais donner dans l'immédiat, une réponse qui me terrifiait affreusement, alors que je montais d'un pas lourd et pesant un escalier de secours tout rouillé qui tremblait et grinçait dangereusement, menaçant de s'écrouler sous le poids de nos quatre corps.
 
L'ascenseur, qui ne semblait pas être un bon choix lors de notre arrivée dans l'immeuble, me faisait drôlement envie, alors que mes poumons ainsi que tous les moindres muscles de mon corps se déchiraient sous l'effort.
 
-Il habite à quel étage ?, lançais-je entre deux souffles saccadés
 
Nous étions présentement à l'étage cinq.
 
-Sept.
Gray me répondit rapidement, un mince et tout petit sourire dessiné sur ses lèvres. Il lança un coup d'½il à Natsu, qui montait la volée de marches courageusement, sans témoigner d'une once de fatigue, toujours aussi souriant et aussi confiant. Regardant devant lui, ignorant le regard insistant que son ami lui envoyait et acceptant de prendre le risque d'être brûlé par l'intensité de ses yeux, on aurait presque pu s'attendre à le voir siffloter, tant il semblait détendu. Heureux. Bien dans sa peau. Tellement bien dans sa peau qu'il m'énervait, me donnait l'impression d'être une parfaite imbécile à avoir peur de tout et de rien, une insignifiante princesse jamais sortie de son minable petit château qui venait de découvrir que le monde n'est pas tout rose, pas tout bon.
 
Pourquoi avait-il l'air aussi détendu ?

Comment faisait-il pour ne pas se laisser déstabiliser par les escaliers qui grinçaient et l'odeur d'urine qui planait dans cet air confiné, tellement forte et présente qu'elle me donnait envie de vomir ?

Je soufflais et tentais de masquer la joie qui envahit mon c½ur lorsque, dans un grand mouvement théâtral, Gajil nous ouvrit une porte.
 
-Je vous présente l'honorable étage sept. Madame. Messieurs.
Bien tôt, bien assez tôt, nous nous trouvâmes devant l'appartement de Nick Woolfs. Ou devant sa porte, close, fermée, une porte qui avait l'air tout d'un coup tellement plus grande, tellement plus imposante, tellement plus intimidante. Je croisais mes doigts, les défis et les entremêlais, frottais mes mains ensembles, encore et encore tellement nerveuse, la peur me serrant la gorge et m'empêchant de respirer, d'apporter à mon cerveau tout l'oxygène dont il avait besoin.
 
Je soufflais encore, baissais la tête, fixais mes pieds.
Tellement terrifiée par ce que cette porte contenait.
 
Les pires scénarios possibles et imaginables envahirent mon esprit, le polluèrent d'images, de mots et de paragraphes, de vérités impossibles ou trop horribles à accepter. Mes yeux continuant de fixer mes souliers, les mains toujours aussi attachées ensembles, inséparables, les bruits qui commençaient à se voiler et à disparaître, je ne vis pas la porte s'ouvrir, ni la personne qui se tenait derrière elle, si petite, si fragile.
 
Jusqu'à ce que sa voix réussisse à se frayer un chemin vers mon cerveau éteint.
 
-Lucy ?
Une voix empreinte de surprise que je reconnus entre mille.
 
-Levy !, m'exclamais-je en relevant la tête et en plantant mes yeux dans le regard noisette de ma meilleure amie.
 
Les joues rouges, rouges à cause de tout un tas de sentiments étranges et contradictoires, à cause de la joie, de la surprise, du soulagement, à cause de la colère, de la voir dans un si mauvais endroit, dans une si mauvaise posture, l'envie de la secouer tel un prunier me démangeant affreusement, je fis un pas un avant. Ou deux. Ou même trois. Le fait étant que rapidement et lentement à la fois, je vins à la rencontre de ce petit être agaçant et le pris dans mes bras, le serrais contre moi en laissant des malheureuses larmes monter dans mes yeux fermés.
 
-Ne me fais plus jamais un coup pareil, idiote !, criais-je, oubliant les trois garçons se tenant derrière moi. Disparaître pendant une nuit entière, sans m'appeler, sans me dire où tu te trouves et avec un homme de mauvaise réputation, qui plus est ! Oui, on s'est disputées, mais ça ne se fait pas, Levy ! Ça ne se fait pas de me faire vivre volontairement un tel enfer !
Je me mis à pleurer, à pleurer telle une grande gamine, la mine perdue et désespérée, mes hoquets se cachant derrière les cris que ma voix brisée arrivait à projeter par je ne sais quel miracle. Les joues brûlantes, le front fiévreux, je continuais de la serrer contre moi, tellement heureuse, tellement ravie de la voir en parfait état, sans la moindre égratignure ou bleu ou qui sait quelle autre blessure physique.
 
Derrière mon flot de larmes infini, je la vis, elle aussi, baisser la tête, honteuse et gênée, distinguais les quelques serpentins glissant le long de ses joues, silencieusement, douloureusement.
 
-Viens, Levy, on rentre, lançais-je en agrippant sa main, en la serrant, souhaitant être réconfortante, bien intentionnée.
 
Ma voix avait de plus en plus de mal à se faire entendre, déchirée par ce c½ur fou et dévasté de joie.
Mon amie hoqueta.
 
Recula, secoua la tête.
Prit un air désolé.
 
-Je suis désolée, Lucy, mais je ne peux pas. Je dois épouser cet homme.
Elle dit ces mots rapidement et d'un ton sans rappel, le dit tellement fermement et d'un sérieux si profond que cela me surprit, me prit de court et je me contentais de rester figée, à la regarder fixement, comme pour chercher une réponse derrière sa mine dévastée.
 
C'est au moment où elle s'apprêtait me fermer la porte au nez qu'une autre voix se fraya un chemin, sortant de son appartement pour résonner dans le petit couloir bien silencieux.
 
-Levy, c'est qui ?! Ramène tes mignonnes petites fesses ici, je commence à m'impatienter !
La glace autour de moi avait miraculeusement fondu.
 
À l'entente de cette appellation si désagréable, de ces mots si âpres qu'ils écorchèrent mes oreilles et me choquèrent, me frappèrent en plein fouet de stupeur, mon corps reprit vie, cassa ces liens solides et indestructibles qui s'étaient formés autour de mes membres si rapidement, ma voix brisée retrouva ses tonalités, ses notes graves et aigues, revint à la charge, déterminée, imbattable et, alors que mon amie aux surprenants cheveux bleus s'apprêtait à fermer la porte en se confondant en mille et une excuses toutes aussi plates les unes que les autres, mon pieds s'interposa, ma voix éclata :
 
-Attends une seconde !, elle s'écria dans un souffle rauque et épouvanté. Levy, ne ferme pas la porte ! C'est qui cet homme ? Pourquoi tu dois l'épouser ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Comment peux-tu te laisser faire sans broncher ? Où est passée mon amie au fort caractère, Levy ? Celle qui ne se laissait pas marcher sur les pieds ! Celle qui avait toujours quelque chose à dire, peu importe la situation ou la raison ! Celle qui se débrouillait toujours, qui trouvait toujours un moyen de s'en sortir, qui a fugué de chez elle à l'âge de quatorze ans pour ne pas aller dans ce pensionnant prestigieux que ses parents ont choisi pour elle ! Tu es celle qui a eu le cran de te débrouiller seule en étant aussi jeune, qui a eu le cran de se teindre les cheveux en bleus, malgré tous les regards, malgré tous les mots et les rumeurs et la méchanceté gratuite des gens ! Où est passée cette fille, Levy ?!
Je hurle et déchire le silence, je hurle et évacue mes questions, mes pensées, mes voix si ennuyantes, ces voix qui harcèlent et font grincer. Je hurle, crie, me débats, saisis mon amie abasourdie par la main et la secoue, serre ses doigts, la fixe dans les yeux, folle de rage, folle de peine, folle de ne rien saisir à la situation, d'avoir l'impression que tout m'échappe et que quelqu'un, bien caché dans l'ombre, s'amusait à me tourmenter ainsi. Je hurle, sans songer à l'homme qui se trouve quelque part dans l'appartement, sans songer aux trois garçons postés derrière moi qui me fixaient, surpris, compatissants, sans songer à rien, rien du tout. Étant seule au monde, tout simplement. Dans un monde où toute la population avait été décimée par une chose inconnue, un monde brûlé et carbonisé, dévasté, déraciné, achevé, horrible, un monde où la colère et la tristesse règnent en parfaits alliés.
 
Un monde qui se brise subitement.
 
Nick Woolfs apparaît derrière la porte, la figure vaguement colérique.


 
 
-Je ne peux pas laisser partir votre amie... vous voyez, elle m'appartient, nous explique calmement Nick Woolfs en entrelaçant ses doigts derrière sa tête, alors qu'un sourire malveillant se dessine sur ses traits.
 
Je déglutis, une boule formée au fin fond de ma gorge et le ventre noué par des liens, des liens solides, invisibles, des liens crées par la peur et la panique. Mon c½ur court si vite dans ma poitrine que j'aie peur que les personnes présentes dans ce minuscule salon ne l'entendent et ne s'en moquent, alors je baisse la tête, grince des dents, jette des coups d'½il effarés autour de moi en me demandant pourquoi, pourquoi tout le monde reste si tranquillement assis, à écouter les débilités que ce type raconte sans broncher une seule seconde.
 
-Je l'ai gagnée lors d'un jeu au poker.
-C'est illégal. Tu ne peux miser sur une personne. C'est illégal, je répète, glaciale, tranchante, en braquant mon regard sur les yeux noirs de Nick sans broncher une seule seconde.
 
Pourquoi mon amie a-t-elle eu la merveilleuse idée de jouer au poker avec Nick Woolfs ?
Levy fixe ses pieds, honteuse, noyée sous une tonne de remords.
 
Un de ses sourcils se haussent tandis qu'il aborde une expression qui me dégoûte et me donne envie de déguerpir, mourir à cause de ce courage vain et illusoire que je brande devant moi tel un drapeau protecteur.
 
Mes genoux tremblèrent, s'entrechoquèrent.
 
-Pas dans ce quartier, poulette. Pas dans MON quartier, éclate-t-il de rire, un rire qui fait froid dans le dos.
 
Je rêve où il vient de m'appeler poulette ?

Mes muscles se tendirent, se contractèrent et j'eus du mal à tenir en place, j'eus du mal à ne pas crier, ne pas sauter, ne pas me révolter, ne pas faire des choses tellement stupides et irréfléchies, des choses regrettables, exécuter des idées qui, pendant une seconde, me semblaient être bonnes, voir dignes d'un génie.
 
Une minute ou une seconde de silence s'écoula, avant que l'homme qui avait sur lui quatre paires d'yeux braqués ne le brise, nonchalamment.
 
-Mais je peux vous la rendre, lança le diable d'un ton calme et posé. À une condition : qu'un d'entre vous me batte au poker.
C'est alors que Gajil se leva, fier et resplendissant, en affichant un sourire rempli de confiance, un sourire destructeur qui aurait fait frémir n'importe quel adversaire.
 
Mais bien sûr, rien ne démontait le moral du tristement célèbre Nick Woolfs.
 
-Si je gagne, vous nous rendez la petite. Mais si vous gagnez, Lucy vous appartiendra, fit-il en me désignant. 


À la croisée des chemins ; chapitre 4 (seconde partie)
 
Voici la seconde partie du chapitre quatre ! 
Certains doivent se demander pourquoi avoir divisé ce chapitre en deux... eh bien, tout simplement parce qu'il était trop long pour unique chapitre mais trop court (en événements) pour un seul. Voilà donc la clé de ce mystère !
 
Sinon, vous pensez quoi de ce chapitre ? Vous a-t-il plu (je parle des deux parties, hein) ? Comment avez-vous trouvé le comportement de Natsu, de Lucy, de Gray et de Gajil (surtout la fin xD ).
 
Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.
Sur ce, Ciao ! 

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Comments :

  • fairy-tail0lol

    15/06/2016

    natsu bute le

  • Asuna-5SOS

    24/05/2016

    Sa envoie du lourd Ton Chapitre!😄😘

    Révélation sur Révélation :3
    Très Bonne Idée que ta eu la en disant qu'il avait gagné Lé' au Poker.😊

    Je l'aime pas ce Nick😠, Psychopathe Ma gueule x)

    C'est Bien Gajeel qu'à dit la dernière phrase? C'est un fou lui xD mais si il gagne, il a mon respect ^-^

  • NaLu-chan

    25/02/2016

    oceane23121998 wrote: "Coucou tout d'abord désolée de pas avoir laisser de commentaire sur le dernier chapitre mais vu que je ne m'a rappelé plus de ta fiction jétter obliger de la relire tout au début sinon super chapitre continue comme ça bye 😊"

    Coucou !
    Oh, ne t'en fais pas pour ça ! Comme ce chapitre est divisé en deux, c'est encore plus naturel de commenter sur la seconde partie !
    Et puis, tu n'es pas obligée de commenter en tout temps, je ne l'exige pas (même si ça me fait toujours plaisir ) ^^

  • oceane23121998

    25/02/2016

    Coucou tout d'abord désolée de pas avoir laisser de commentaire sur le dernier chapitre mais vu que je ne m'a rappelé plus de ta fiction jétter obliger de la relire tout au début sinon super chapitre continue comme ça bye 😊

  • Nalupowalove

    24/02/2016

    Derien!

  • NaLu-chan

    24/02/2016

    Nalupowalove wrote: "Par contre c'est vrai qu'il y a quelques erreurs comme "lysée" dans la première partie je crois, sinon ça va..."

    Je dois songer à me relire un jour ._.
    Merci de me l'avoir fait remarqué ! ^^

  • NaLu-chan

    24/02/2016

    Nalupowalove wrote: "Mais pourquoi il a parié Lucy? Quoiqu'il doit savoir ce qu'il fait...Il le sait hein?
    J'aime beaucoup la tournure des événements, ça part en live complet, j'ai hâte de lire la suite!
    "

    Parce que Gajil, eh bah, c'est Gajil et qu'il ne changera jamais u.u Quant à savoir ce qu'il fait.... qui sait ? xD
    Ahah oui, ça part en live, mais c'est intéressant x3

  • NaLu-chan

    24/02/2016

    loulou1812 wrote: "Hey!

    Je viens de finir dz lire les chapitres que tu as mis en ligne et je dois dire que j'adore la tournure que ton histoire prend. Par contre, je ne m'attendais absolument pas à ça et j'adore!!!!
    Si j'étais lucy, je n'aurais absolument pas hésitée a me tuer ce mec et j'aurais tuée Gajeel par la même occasion 😄 !
    Mais j'aime bien ton histoire quand même 😉

    Bref je te souhaite bon courage pour la suite 😉
    Bisous bisous❤
    (je pourrais être prévenue stp?)
    "

    Salut !

    Vraiment ? Tu aimes cette nouvelle tournure ? Eh bien, m'en voilà sincèrement rassurée, parce que j'avais peur que tout ça ne soit un peu trop irréaliste et sortant du contexte de l'histoire.
    Mon but est aussi de surprendre, donc.. xD
    Mais voyons, tuer n'est pas la solution ! u,u La torture, très chère, est beaucoup plus efficace x_x
    Merci ^^

    Je sens que j'en aurais besoin, du courage !
    (Oui, bien sûr ! )

  • NaLu-chan

    24/02/2016

    naludefairytail wrote: "Très très bien ! Mais WHAT !? Gajeel parie Lucy comme ça ... Je vous jure les garçons ... J'espère qu'il va perdre comme ça Natsu devra sauver la précieuse princesse Lucy ! (-*^*)-"

    Ahahah oui, ces garçons, des créatures si charmantes et pas du tout embêtantes ! Pas du tout u.u
    Qui sait, peut-être qu'il perdra, peut-être qu'il gagnera _|u.u|_ (<_ vive les émojis inventés ! )

  • NaLu-chan

    24/02/2016

    Hina-fan-nalu wrote: "Gadjeel okalm jvous donne Lucy
    J était mdr.
    "

    Oui, ce cher Gajil nous surprendra toujours !

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