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Puisqu'il faut bien avoir des aventuriers pour commencer une aventure... 12/05/2014

Puisqu'il faut bien avoir des aventuriers pour commencer une aventure...


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Tags : Prévenus :) - Le jour où nos chemins se sont croisés

à la croisée des chemins ; chapitre premier 02/12/2013

à la croisée des chemins ; chapitre premier

 
 (Mélodie)
  
 
            Le trac de la page blanche.

 
            Je fixais, les yeux plissés et pressant mes doigts contre le plastique dur et inconfortable du stylo, soupirant de frustration alors que je bloquais, alors qu'un mur invisible se dressait devant moi et m'empêchait d'écrire, d'exposer mes idées, de continuer ma phrase. Fouillant dans mes pensées emmêlées, je cherchais encore quelque chose à écrire un début de phrase, un début de paragraphe, un début d'une idée étrange et insensée, mais qui me pousserait enfin à démarrer.
 
 
            Cela ne faisait pas moins de deux heures que nous étions rentrés officiellement au lycée, pas moins de deux heures que les cours avaient officiellement commencé, pas moins de deux heures que nous nous étions retrouvés rassemblés tous ensemble dans une grande classe que nous n'aimions pas, que nous avions tiré des traits rouges sur les visages et les noms des personnes qui nous entouraient, que nous voilà, déjà en train de rédiger un court texte sur table pour le cours de Français.
 
 
            «Me raconter n'importe quoi ayant un lien quelconque avec votre vie, telle est votre consigne !», avait annoncé le professeur, un homme plutôt âgé, dans la quarantaine, sans doute, avec ses cheveux bruns parsemés par quelques mèches grises et ayant un regard bienveillant.
 
 
Cette consigne se voulait simple, anodine, facile à comprendre et à exécuter. Néanmoins. Néanmoins, me voilà, qui regarde la feuille blanche, vierge, en plissant les yeux, me mordillant la lèvre, écoutant les tic-tacs réguliers de l'horloge négligemment accrochée au mur et regarder, fixer encore et encore la feuille blanche. Toujours blanche.
 
 
 Pourquoi aussi blanche ?
 
 
            Ce n'était pourtant pas difficile ! Il fallait juste que j'écrive quelque chose, n'importe quoi ayant un rapport avec ma vie.  
 
            J'approchais la pointe de mon stylo de la feuille, encore plus près, serrant ma prise autour de ce fin tube en plastique.
 
            J'hésitais.
 
 
            Je ne voulais pas écrire n'importe quoi. Je voulais écrire quelque chose de bien, d'épatant, quelque chose qui montrerait à mon nouvel professeur de français de quoi j'étais capable ! Après tout, c'était bien moi, Lucy Heartfilia, cette lycéenne un peu étrange, avec son regard toujours perdu dans ses pensées, ses doigts toujours posés sur un stylo, qui voulait être une auteure plus tard ! Et pendant tout l'été, j'avais écrit, je suis allée à des ateliers d'écriture, cherchant à m'améliorer encore plus, toujours plus, et retravaillant encore et encore le manuscrit d'un roman que j'avais rédigé l'an passé. Cette année je tenterais une maison d'édition, et avec un peu de chance, mon livre sera admis ! Avec un peu de chance, mon rêve se réalisera et je pourrais tenir ce pourquoi j'ai travaillé durant des heures et des heures enfin entre mes doigts !
 
 
            Je savais très bien que je pourrais y arriver, après tout, j'avais du talent.
 
            Toutes les personnes m'ayant lue m'avaient dit et redit la même chose.
 
 
            Alors pourquoi n'arrivais-je pas à écrire une seule ligne ?
 
 
            Soupir. Encore une fois. Un soupir lourd de frustration, de colère et d'amertume qui alla s'écraser dans cette salle où seuls les bruits des stylos qui écrivent se faisaient entendre.
 
            Quelqu'un se leva, près de moi, alla déposer son chef d'½uvre avec un sourire satisfait peint sur les lèvres.
 
 
            C'était une brune, plutôt jolie, plutôt petite, qui abordait une expression froide et hautaine tandis qu'elle traversait les rangées des élèves, ignorant les têtes et les regards qui se dirigeant lentement vers elle. Pas une seule fois, elle ne baissa le regard, pas même lorsqu'elle remit silencieusement son écrit sur la table du prof, ni quand ce dernier lui chuchota un bref ''merci''. Retournant rapidement à sa place et s'y installant confortablement, je l'entendis soupirer et je la devinais lever les yeux au ciel, regarder l'horloge accrochée au mur, cette horloge blanche et vieille, poussiéreuse, qui indiquait 13h50.
 
 
            13h50.
 
 
            Mon c½ur se serra dans un grand mouvement de peur et d'horreur; je sentais déjà de la sueur froide glisser sur ma peau, sentais déjà mes membres se tendre et paniquer, mon souffle m'échapper et mes poumons réclamant rapidement de l'oxygène. L'angoisse. C'était ce que je ressentais, en ce moment précis, alors que les tic-tacs de l'horloge commençaient à me hanter et le temps qui commençait à manquer me serrait dans une étreinte inconfortable, insupportable. Plus que quinze minutes et le professeur, cet homme aux yeux doux et aux cheveux parsemés de quelques mèches grises allait tout ramasser.
 
 
            Il fallait que j'écrive quelque chose.
 
            Mais quoi ?
 
            Soupir. De nouveau. Tremblements. Hésitations.
 
            Résignation.
 
 
            Je me dépêchais de gribouiller quelques idées confuses, quelques phrases qui s'emmêlaient  et dont je n'étais pas particulièrement fière, des phrases qui me laissèrent un quelconque arrière-goût dans la bouche et qui me firent grincer, grimacer, détester déjà cette journée, mais que j'acceptais quand même, puisque la chance d'avoir le choix n'était pas avec moi.  
 
 
            Puis le temps s'essouffla, disparut et s'évapora rapidement, bien trop rapidement. Je venais à peine de poser un malheureux point final sur cette feuille gribouillée que déjà, la cloche, si forte, si énervante, s'élevait dans la salle. Voilà des élèves qui se levèrent, un sourire béant sur les lèvres, des regards jetés à leurs amis et des paroles murmurées avec enthousiasme. Des « qu'est-ce que t'as écrit» ou encore des « j'espère avoir réussi» régnèrent dans la salle de classe qui, quelques minutes auparavant, pourtant, était bien silencieuse.
 
 
            Après avoir adressé un sourire au professeur qui venait ramasser ma copie, je m'accoudais sur la table, baissais la tête et pressais mes mains jointes contre mon front tiède. Le c½ur encore paniqué mais l'esprit fatigué, je m'autorisais un moment de répit, fermant doucement mes paupières en soufflant.
 
 
            Un bruit sourd se fit entendre.
 
 
            En rouvrant les yeux rapidement, je fixais, confuse et exaspérée, un jeune garçon aux cheveux roses passer, ignorant complètement la trousse qu'il venait de faire tomber et ma figure désemparée. Il passa, parlant tranquillement avec deux filles qui ne cessaient de le toucher, cherchant toujours à attirer son attention, à recevoir un regard, un sourire, peut-être même une caresse rapidement distribuée.
 
 
            Cependant un unique coup d'½il et un demi-sourire à peine cachés me furent adressés si vite, si rapidement que la confusion et l'impression de l'avoir imaginé s'installèrent en moi.
 
 
            «Il ne s'était même pas excusé», me dis-je finalement en secouant la tête.
 
 
            Refoulant l'agacement qui montait doucement en moi, je décidais de souffler, de fermer les yeux et de passer l'éponge, de ne pas crier et de ne pas me rabaisser au niveau de ce garçon, de Natsu.  «Quel gamin !» m'autorisais-je néanmoins à penser, très fort, suffisamment fort pour faire disparaître mon désarroi et mes joues qui commençaient à prendre feu, tandis que je me baissais et que je ramassais mes crayons gisant par terre.
 
 
 
 
à la croisée des chemins ; chapitre premier
 
 
 
            Une pluie de plomb s'abattait sur la magnifique vile qu'était Magnolia. Une pluie froide et dense, dure et colérique, le genre de pluie qui fait peur, qui crie et qui hurle, qui arrache des branches, des parapluies,  qui nous fait grimacer et trembler, et coupe l'envie à tout être vivant de mettre un pied dehors.
 
 
            Me demandant quand la pluie voudra bien arrêter de s'abattre sur nous, je me posais mon sac sur une table, m'assis et m'apprêtais à manger.
 
 
          -Et dire que ce matin, on annonçait une belle journée !

 
            Levant le regard vers une grande fille aux longs cheveux blonds platine, à la peau pâle et aux magnifiques yeux bleus, d'un bleu sombre et incroyable, profond et que j'enviais plus que tout au monde.
 
 
            -Salut Mira !

 
            Mirajane Strauss m'accorda un regard bienveillant.
 
 
            Étant une fille magnifique, mannequin du prestigieux magazine ''THE NEW FAIRY'', elle était très connue, très demandée, tout le monde voulait lui ressembler, tout le monde voulait être son ami, tout le monde voulait ne serait-ce qu'un simple conseil en matière de beauté de sa part. Secrets et sourires qu'elle accordait la plupart du temps à tout être qui osait l'approchait, mais, pourtant, de tous ses gens bien habillés, populaires et dingues de la mode, de toutes ces personnes influentes, aussi ''influentes'' qu'on puisse l'être au sein d'une école, Mirajane avait choisi, contre toute attente, de se lier d'amitié avec moi et avec des personnes dans mon ''genre''. Autrement dit, elle adorait passer son temps avec des étudiants, des chouchous, des surdoués...Le genre de personnes qui fait des blagues que personne ne comprend vraiment.
 
 
            Je me suis toujours demandé pourquoi avait-elle choisi de venir vers nous, pourquoi avait-elle décidé de me parler et de devenir mon amie, qu'est-ce qui la poussée à s'assoir à ma table et à me sourire, à me parler du temps comme si de rien n'était. Mais, ne trouvant le courage de lui demander, ne pouvant obliger mes lèvres à formuler toutes ces questions qui se bousculaient dans ma tête à l'approche de l'énigmatique Mirajane Strauss, et je m'étais contentée de me taire, pendant tout ce temps. Me taire et sourire, observer, chercher par moi-même une réponse, investiguer, essayer de comprendre.
 
 
          -  Lucy, c'est vrai que tu vas tenter les élections de délégués de niveau, cette année aussi ?, demanda doucement Mira.
 
 
            Une légère grimace vint perturber mes traits à l'entente du ''cette année aussi''.
 
 
            -Oui, souris-je. Mais cette année, je vais être élue. Je le sens !
 
            -Je te souhaite beaucoup de chance, dans ce cas, répondit mon amie en se tournant vers les grandes fenêtres, regardant d'un air songeur les nuages qui ne cessaient de s'accumuler dans le ciel. Tu sais qu'Erza va s'inscrire aussi ?
 
            -Et alors ? Elle s'inscrit toutes les années ; pourquoi ça devrait me décourager ?
 
            -Oui mais cette année, elle est vraiment motivée, il paraît. Elle a d'ailleurs déjà commencé à... hum, en discuter avec des personnes autour d'elle. Et tu sais comment elle peut être dure, parfois ! Comme elle terrorise tout le monde, elle risque de gagner beaucoup de votes grâce à...

 
            Le bruit d'un sac qui se pose brutalement sur une table nous fit sursauter toutes les deux, lever une tête effrayée et surprise vers la rousse qui s'installait en face de nous, nous jetant des regards noirs tandis qu'elle croquait dans une pomme.
 
 
            -Tu parles de moi comme si j'étais un monstre...
 
          -Mais non, Erza, voyons, tu n'es pas un monstre!, rétorqua Mirajane en souriant, dissimulant sa peur derrière un masque parfait et angélique. C'est juste que parfois, tu as des habitudes qui font...peur.

 
            Sourires et plaisanteries surgirent aussitôt entre les deux filles, tandis que moi, je fixais, pas encore habituée à voir des cheveux d'un roux aussi flamboyant, aussi écarlate, un roux foncé qui virait vers un rouge magnifique, authentique.
 
 
          -La rentrée s'est bien passée pour vous, les filles?, demandais-je brusquement.
 
          -Oui, mais mes profs sont tous un peu trop...mous. Je me retrouve donc encore une fois obligée de faire la discipline.., soupira Erza.
 
            -Moi je suis tombée dans une classe où il y a plusieurs couples, et de tous les goûts ! Des couples étranges, magnifiques, mignons, des relations amour/haine et cetera et cetera ! rit Mirajane, rayonnante.
 
 
             Je soupirais devant l'attitude de mon amie, exaspérée mais aussi amusée de la voir si excitée et si heureuse de faire partie de sa nouvelle classe.
 
 
            -Et toi, Lucy ?, demanda Erza.
 
            - Ah je n'ai rien de spécial à dire. Ma classe est aussi ennuyante que d'habitude, composée de personnes bêtes et énervantes, de gamins dont les actions sont incompréhensibles à mes yeux. 
 


à la croisée des chemins ; chapitre premier
Bonjour tout le monde ! 
Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins différents : cette fiction est officiellement en cours de réécriture, au cas où vous n'avez pas lu le petit mot que j'ai écrit sur l'article de présentation des fictions. 
En fait, ça faisait un bail que je pensais réécrire les dix premiers chapitres de cette fiction, qui datent et qui sont mal écrits à mon goût, mais il y a quelques semaines, je me suis dit :« pourquoi ne pas réécrire toute la fiction ?» Après tout, j'avais l'impression de stagner, et il y a des nombreux moments, de nombreux chapitres que je souhaite améliorer, une intrigue que je veux développer encore plus et un superflu à enlever. Je veux que cette fiction soit encore meilleure, encore plus passionnante, et qu'elle ne soit pas aussi longue ! 
Voilà donc les pensées qui m'ont poussée à commettre l'irréparable, selon certains. Parce qu'il est évident que certains vont se mettre en colère, à l'entente d'une telle nouvelle. Évident que certains vont partir et décider de ne pas lire cette réécriture, et honnêtement, je ne leur en voudrai pas, pas du tout. Après tout, vous avez attendu si longtemps, pour connaître le fin mot de cette histoire... et me voilà, qui vous annonce que vous ne l'aurez pas de sitôt. 
Voilà aussi pourquoi j'ai décidé de mettre le compteur de prévenus à zéro ! 
Sinon je voulais aussi vous prévenir que l'intrigue va évoluer plus rapidement, puisque vous connaissez déjà une grande partie du mystère....
Au oui, aussi, si vous souhaitez continuer votre lecture ou relire l'ancienne version pour faire des comparaisons avec la nouvelle, vous pouvez vous rendre librement sur wattpad!
Sinon,sinon... qu'en pensez vous, de ce premier chapitre ? Vous plait-il ? Pensez-vous que commencer par ''le trac de la page blanche'' était une bonne façon ? (Ça m'a permit de vous présenter un peu le personnage de Lucy, et d'autres personnages en vitesse, en finesse ).
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, hein ! Tout avis compte à mes yeux ! 
Aussi, si vous souhaitez être prévenu, mentionnez-le ! Je vous le répète ; le compteur de prévenus est mis à zéro ! 

Tags : Chapitre premier - Le jour où nos chemins se sont croisés - réécriture

À la croisée des chemins ; chapitre 3 13/12/2013



 
          -Levy, tu ne peux pas faire ça ! Tu es bien trop jeune !


          Mon exclamation fuse et brise le silence de plomb qui venait de s'installer, suite aux propos de ma meilleure amie. Mon exclamation fuse, brutale et pathétique, témoin d'une colère mélangée à une inquiétude profonde, et je m'approche de la jeune écervelée, exaspérée par le regard innocent qu'elle pose sur moi, m'approche encore, me mets à la hauteur de son visage, la regarde droit dans les yeux, sans ciller, sans hésiter, fronce les sourcils, gonfle mes joues, tellement, tellement énervée.
 
            -Lucy... je l'aime, tu comprends ?, ose-t-elle chuchoter.
            -Oui, mais vous pouvez très bien vivre sans forcément vous marier ! Qu'est-ce qui presse ? Levy, le mariage est une affaire sérieuse. Quand tu es prête à épouser quelqu'un, tu dois être sûre d'aimer les bons ET les mauvais côtés de cette personne, tu dois être consciente de...
            -Oh, je t'en prie Lucy ! Qu'est-ce que toi, tu en sais ? Tu n'as jamais eu de petit ami auparavant, jamais ! Alors comment peux-tu savoir mieux que moi ce qu'est l'amour ? Ne viens pas me faire la leçon alors que toi-même, tu ne sais pas de quoi tu parles !
          -Levy, sois raisonnable ! Arrête de te comporter comme un enfant ! Ce type, tu ne le connais que depuis ... quoi, deux semaines ?


            Un léger sourire moqueur accompagne mes paroles tranchantes.
 
          -Tu ne peux pas épouser quelqu'un que tu connais que depuis deux semaines. Arrête d'être une enfant, sois un peu plus réaliste ! Tu te retrouveras divorcée avant même la fin du mois.
          -Qu...qu'est-ce que tu en sais ?


          Levy baisse le regard sur ses mains jointes, se met à trembler, à trembler de colère, d'indignation sans doute, à trembler parce qu'elle ne savait quoi répondre, quoi dire d'autre, quoi répliquer à mes mots qui prenaient un ton moqueur. Humiliée, elle  devait se sentir, et ne voyant pas d'issue, elle se contentait de baisser les yeux, de serrer ses mains et de me défier avec ce calme qu'elle tentait d'invoquer, ce calme qu'elle ne réussissait pas à avoir, son esprit étant trop agité.
 
            Ses mains tremblaient toujours.
            De plus en plus fort.
            Une larme coula sur sa joue.
 
            Une larme longue et fine, transparente, une larme de tristesse ou de fureur, une larme d'impuissance ou de dégoût, je ne pouvais réellement le savoir. Je ne pouvais comprendre la signification de cet aveu que la malheureuse goutte me confia, et mon étonnement grandit encore lorsque d'autres la suivirent, lorsque le visage si doux de mon amie se retrouva inondé, faisant ainsi couler tout son maquillage. Ses hoquets traversant la mince barrière de ses lèvres étaient désormais le seul bruit qu'on entendant dans l'appartement.
 
            Elle plaqua une main sur sa bouche, baissa encore plus la tête, tentant de me cacher sa tristesse.
 
            -Levy, je... je suis désolée... je ne voulais pas dire des choses blessantes, je t'assure !


            Le c½ur poignardé par une culpabilité soudaine, je tends les bras vers elle, tente de la prendre dans mes bras, de la rassurer par ma présence et quelques mots brièvement murmurés à son oreille. Je tends les bras pour la serrer contre mon c½ur, ce même c½ur qui saigne et qui pleure à son tour, inondé par tous les remords que j'étais en train de ressentir, face au visage si déformé de ma meilleure amie.
 
            -Levy, ça va aller..., je chuchote, caressant son dos tremblant.
 
            Soudain, elle s'écarte.
            Soudain, elle me pousse.
 
            Elle me repousse et se lève, me tourne le dos, presse ses mains sur ses yeux et grommelle quelques petits mots, quelques « tu ne comprends pas», toujours aussi bouleversée, peinée et visiblement très en colère. Elle se lève et sort de sa chambre, en courant, en secouant la tête, ignorant mes cris d'étonnement, mes appels solitaires, se dépêchant d'attraper un manteau et d'ouvrir la porte, vite, toujours aussi vite.
 
            -Levy, qu'est-ce qu'il se passe ?, je crie, la suivant dans l'entrée, éberluée.
 
            Étrange.
            Tout ceci était beaucoup trop étrange.
 
            Avec la force de la fureur incomprise, Levy claque la porte derrière elle, laisse ce claquement résonner dans l'appartement vide, comme pour accentuer des propos colériques et incompréhensibles. Comme pour souligner son comportement incompréhensible.
 
            Et moi, je me retrouve seule.
 
            Seule, dans l'entrée, en train de fixer la porte encore et encore, comme si cette dernière allait m'apporter une réponse, une réponse à ces milles et une questions qui nageaient dans ma tête. Je fixais la porte en la revoyant partir, en courant, en pleurant, en trébuchant, tentant de sortir de cet appartement par tous les moyens, rongée par tant de sentiments que j'apercevais avec peine.
 
            Qu'est-ce qu'il t'arrive, Levy ?, me demandais-je en fronçant les sourcils, en souhaitant partir, bouger, détourner le regard mais me retrouvant toujours aussi immobile, retenue au sol par toutes mes incompréhensions. Me rejouant la scène encore et encore sans toutefois comprendre, sans voir.
 
            Bien sûr, des crises telles que celle-ci, nous en avions eu souvent. Des disputes, des cris, des quiproquos, nous avions passé des soirées entières à nous hurler dessus des insultes toutes autant plus variées les unes que les autres. On se disputait souvent à cause des fréquentations de Levy, à cause de tous les reproches que j'avais à faire suite à une rencontre avec le dernier amour de mon amie, à cause de tous ces petits défauts que je ne pouvais ignorer tout simplement. Quant à elle, elle m'en voulait surtout d'être toujours aussi renfermée sur moi-même, de ne jamais sortir, jamais m'amuser, de refuser toutes les avances des garçons autour de moi, fermant les yeux sur les sentiments des autres. J'étais trop «froide», selon elle.
 
            Des disputes, nous en avions eu. Des grosses, des inutiles, des disputes stupides et blessantes.
            Seulement, pas une seule fois mes mots ne sont allés aussi loin.
            Pas une seule fois je n'ai poussé Levy à quitter l'appartement.
            Et à présent, je m'en voulais terriblement.  
 
           
 
À la croisée des chemins ; chapitre 3

 
 
 
            Cellulaire en main, regardant au loin, je sentis mes doigts se crisper sur l'appareil en entendant encore une fois sur le répondeur de Levy.
 
            Dix fois.
 
            Cela faisait exactement dix fois que je l'appelais, continuais de l'appeler encore et encore, en tombant à chaque fois sur son répondeur, que je commençais à maudire secrètement. La main portée à ma bouche, je me mis à ronger mes ongles, l'inquiétude me tiraillant, me démangeant tandis que j'essayais de l'appeler une onzième fois. Elle n'était pas rentrée de la nuit, n'était même pas venue chercher ses affaires ce matin, s'était contentée de disparaître soudainement. Quelque part, dans un petit coin de mon esprit, je me dis qu'elle devait se trouver chez son précieux fiancé, fiancé que je ne connaissais absolument pas. Pourtant, ces pensées ne firent rien pour arranger ma nervosité croissante. 
 
            Me voilà, qui me met à trembler, étonnée de voir le téléphone tenir en place, malgré mes membres instables, tandis que je continue de fixer les voitures allant à toute vitesse, sans jamais s'arrêter.
 
            -Vas-y, décroche, sois pas une gamine, marmonnais-je en entendant l'éternel ''biiip.... Biiip'', soudainement en colère contre la tête de mule qu'était mon amie.
 
            «Bonjour ! Vous êtes bel et bien sur la messagerie de Levy McGarden, la seule et l'unique ! Si vous êtes un garçon, sachez que malgré le fait que je sois occupée en cet instant, je serais à vous très, très bientôt ! Par contre, si c'est toi, Lucy, alors...»


            Je raccrochais, dégoûtée par sa voix enjouée.
 
            -Et merde !, ne pus-je m'empêcher de m'exclamer, frappant du bout de mon pied le panneau de l'arrêt de bus.
 
            J'avais besoin d'évacuer tous ces sentiments.
 
            -Ouah, il t'a fait quoi, ce pauvre panneau pour que tu lui fasses subir un coup de pied ?


            Sursaut.
 
            Suivit d'un embarras immédiat, tandis que je me retournais et que je levais un visage rougissant, honteux, sur un jeune homme à la chevelure rose toute mouillée.
 
            Il venait sans doute de prendre une douche.
 
            Natsu me fit un clin d'½il et continua de s'approcher de moi, me détaillant de la tête aux pieds, me dévisageant sans retenue et sans jamais prendre la peine de dissimuler son sourire charmeur, un sourire malicieux qui me fit frémir et fit accroitre encore plus ma gêne.
 
            -Vous êtes ravissante ce matin, mademoiselle. Si seulement votre humeur pouvait aller de pair avec votre apparence...
 
            Il me chante ces douces paroles sans aucun doute vides de sens à ses yeux, des paroles maintes fois répétées à des tas et des tas de jeunes filles, tout en continuant de se rapprocher, s'approchant si près que son bras frôlait le mien et que sa proximité me fit froncer mes sourcils, rougir encore plus, de plus belle, telle une idiote, telle toutes ces filles qui tombent sous son charme inutile.
 
            Je détestais tellement cette situation.
 
            Je détestais tellement me sentir si inutile, si stupide, si niaise. Il avait le don de me faire perdre tous mes moyens et cela m'agaçait, m'énervait et je souhaitais tout d'un coup qu'il s'en aille et qu'il cesse de me faire part de sa présence non désirée. Après tout, il était quelqu'un que je n'appréciais pas, pas du tout, quelqu'un que je considérais comme étant stupide et superficiel, quelqu'un qui m'intéressait pas le moins du monde... pourtant, me voilà rougir.
 
            Telle une parfaite imbécile.
 
            -Puis-je connaître l'origine de vos soucis ? Serait-ce un garçon ?


            Le voilà qui me sourit, encore, toujours, essaye de me charmer, essaye de se rapprocher, de réduire l'espace qui nous sépare à néant.
 
            -Ça ne te regarde pas, Dragneel.


            Je lui jette ces paroles à la figure, insensible, extenuée, profitant de la surprise qui se dessinait si bien sur son visage afin de m'éloigner, de me dérober, plaçant soigneusement quelques mètres entre nous deux. Je souffle, ennuyée et obstinée à regarder la route, ignorant royalement mon compagnon indésirable et son regard qui me  brûlait, tenant de guetter encore plus la venue de l'autobus.
 
            Puis, tandis que les voitures continuaient de filer, tandis que ce garçon qui m'importait peu continuait de me regarder silencieusement, tandis que je vis du coin de l'½il notre autobus approcher, une idée me traversa l'esprit.
 
            Une idée insensée, une idée farfelue, une idée que je détestais mais que je ne pus m'empêcher de considérer tout de même.
 
            Lui, qui était si populaire et qui devait connaître tout un tas de monde, il avait peut-être entendu parler du petit ami de Levy. Peut-être qu'il le connaissait, peut-être qu'il connaissait ses amis, ses fréquentations, où il habitait, ses habitudes ou ses manières, peut-être même qu'il n'avait jamais entendu son nom auparavant. Peut-être que ma question serait inutile. Mais... mais je ne pouvais m'empêcher d'y penser, l'envie de vouloir sauter sur cette occasion faisant battre mon c½ur de plus en plus vite.
 
            Et si jamais il m'aidait, si jamais il connaissait toutes ces informations et qu'il acceptait de m'en faire part, alors je lui serais redevable.
 
            Cette pensée, à elle seule, me fit frémir et fit ralentir mes ardeurs.
 
            Pourtant, ce «peut-être» qui ne me mènerait sans doute nulle part en valait la peine. Parce que je voulais retrouver mon amie, je voulais la revoir et m'excuser, m'assurer qu'elle allait bien, discuter avec elle calmement, tranquillement.
 
            Non, je ne pouvais pas passer mon temps à hésiter.
 
            -Dis, Natsu, commençais-je en chuchotant, regardant mes dix doigts fixement, les joues brûlantes par la gêne et par la peur horrible d'un refus, j'ai une question à te poser. En fait, je me demandais si tu connaissais un certain Nick Woolfs ?
 
            Je lui jetais un rapide coup d'½il, guettant une réaction, une réponse.
 
            Il arqua un sourcil et sembla sourire, me regardant intensément, toujours aussi intensément, faisant durer l'attente et, tel un vrai sadique sans c½ur, se délectant de ma crainte, de ma honte, de ma subite timidité et des mots que je me mis soudainement à bredouiller, cherchant à me justifier, à dire une phrase intelligente sans pour autant y arriver. Il fit claquer sa langue, tourna son regard vert sur le bus qui s'arrêtait devant moi, fit semblant d'y réfléchir. Il resta muet, répétant seulement le nom du recherché tandis que je montais dans le véhicule bombé de monde et que je me retrouvais pressée contre un vieil homme, attendit encore un moment long et inépuisable, interminable avant de finalement décréter.
 
            -Je ne connais pas de Nick Woolfs.


            Je sentis l'espoir me quitter et la déception, l'horrible déception m'envahir, s'infiltrer dans mon c½ur, poignarder ce petit organe vital qui ne cessait jamais de battre et de se débattre, me faisant perdre le sourire poli que j'avais réussi à dessiner sur mon visage. En voulant à Natsu, de ne pas savoir, et à Levy, d'avoir disparu, m'en voulant à moi-même également, d'avoir autant espéré et de m'être prise aussi bêtement dans le piège fin et vicieux qu'est l'attente, je soufflais, tentais de remettre en place un sourire sur mes lèvres, baissant la tête, fixant mes mains.
 
            -Merci pour ton aide quand même, soufflais-je.
 
            Tellement déçue.
            Je ne savais que penser.
 
            Je ne savais que penser, quoi me dire pour ne pas me sentir aussi déprimée, aussi impuissante et inutile, aussi stupide et tellement, tellement impulsive. Natsu l'avait bien vu, avait su dénouer les fils de mon jeu pour me percer à jour, comprendre quelque chose quoi moi-même je n'avais jamais vu encore : j'étais impulsive. Je disais des choses dans l'immédiat, sans réfléchir, sans me poser des questions, agissant égoïstement et me moquant éperdument des autres.
 
            Moi qui reprochais aux autres leur égoïsme, me voilà exactement pareille.
            Je me sentais tellement dégoûtée.
 
            -Mais j'ai entendu parler d'un certain Nick Woolfs.


            Je relevais le regard, surprise, étonnée, n'en croyant pas mes propres oreilles, fixais incrédule pendant des longues secondes un Natsu qui souriait, légèrement, mais dont le visage était néanmoins envahi par un air sombre, une lueur d'inquiétude dansant dans ses prunelles.
 
            -Je ne sais pas pourquoi tu as l'air de tant chercher à contacter ce type, Lucy, mais d'après ce que j'ai pu entendre, il n'est pas exactement ce que moi j'appelle un type bien. Je dirais même qu'il est plutôt dangereux, agressif et que, peu importe le fait que tu ne m'apprécies pas vraiment – pour une raison que j'ignore, d'ailleurs -, je ne te laisserais pas aller le voir seule.






           
 
À la croisée des chemins ; chapitre 3
Vouii, voilà enfin la réécriture du chapitre 3 !
Enfin, réécriture... je m'éloigne un peu des événements originaux mais j'espère que vous appréciez quand même ce coup de neuf !
 
Pour ce qui est du chapitre en lui-même, qu'en pensez -vous ? Comment trouvez-vous Lucy ? Et Levy ? Et Natsu ? Que pensez-vous qu'il risque d'Arriver au prochain chapitre ? Personnellement, malgré quelques difficultés éprouvées pour le début du chapitre, j'ai plutôt bien aimé l'écrire... même si j'ai encore plus hâte de me lancer dans l'écriture du chapitre suivant !
 
En parlant du chapitre suivant, je le prévois plus long et plus fort en rebondissements (ou en action) si vous souhaitez.
 
Merci d'avoir lu ce chapitre, en tout cas ! J'espère qu'il vous a plu !
À bientôt !
 
 
 

 

Tags : Le jour où nos chemins se sont croisés - Chapitre 3 - Réécriture

À la croisée des chemins ; chapitre cinq 25/02/2016

À la croisée des chemins ; chapitre cinq
 
Je tripotais  rageusement le bout de ma chemise.
 
Le regard noir rivé sur ce tissus pâle, les doigts frivoles ne cessant de s'agiter et de virevolter autour de leur malheureuse proie, les joues gonflées, recroquevillée sur le sol froid, le dos adossé contre le mur dur et hostile, je ne cessais de regarder, encore et encore ce malheureux bout de chemise. Comme pour lui faire porter le chapeau, comme pour mieux faire de lui un coupable et mieux le désigner du bout d'un doigt moqueur, je le fixais, le tirais, le mordillais, l'enroulais, le chiffonnais.
 
J'avais envie de hurler.
 
Le silence autour de moi était lourd, pesant, avait pris une forme physique et palpable et me serrait contre lui, sous lui, me suffoquait, m'étranglait, me frappait et m'effrayait, il ne cessait de s'agiter, de m'attraper par les chevilles afin de me tirer vers son mutisme exubérant, m'emporter vers un monde fou et illusoire et me couvrir sous un drap beaucoup trop lourd à supporter, un drap qui ne laisserait aucune once d'air passer.
 
Je voulais tellement, tellement, tellement rompre ce silence.
 
Me lever, me mettre à hurler ou à frapper, me mettre à penser tout haut, oser faire et oser dire, oser défier et m'emparer d'un courage magique afin de mieux laisser cette peur, cette peur si collante et attachante, quelque part derrière moi. Je voulais me lever et rompre ces chaines qui m'enrayaient le cou, le ventre, les pieds et les mains, pouvoir me battre et sortir d'ici, de cette maison où un homme, l'homme au sourire de loup habite.
Je ne pouvais rien faire.
C'était surtout ça, cette impuissance qui me tuait à petit feu. Ne rien pouvoir faire, ne pas pouvoir parler ou même penser, la peur et le silence me clouant sur place et m'empêchant de bouger. Je levais un coup d'½il, un coup d'½il curieux vers la tête bleue de Levy, sa tête penchée en avant, ses sourcils froncés sous l'effet d'une intense réflexion, son regard doux et meurtri, rempli d'une culpabilité sans bornes, était rivé sur ses mains, sur ses ongles qui avaient toujours cette apparence parfaite.
 
Elle leva la tête subitement et intercepta mon regard.
 
Un mince sourire s'infiltra sur ses lèvres pâles, son visage sembla s'illuminer pendant quelques secondes, voler et s'approprier cette merveilleuse teinte que porte le sadique espoir.
 
Je détournais ma tête, rapidement, faisant virevolter quelques mèches de mes cheveux dorés, entraînés par ce brusque mouvement de tête que la surprise me força d'effectuer.
 
-Lucy..., je l'entendis murmurer, avec une hésitation infinie et une peine qui me creva le c½ur.
 
Elle semblait au bord du désespoir, sa voix était noyée par le chagrin et elle avait l'air perdue, perdue par tout, perdue dans ce monde cruel, elle avait l'air de me demander mon pardon, d'espérer le pardon sans pour autant oser l'avouer tout haut ou tout bas, ayant trop peur de paraître hypocrite, comme si on pouvait réellement croire cela d'une personne telle que Levy McGarden !
 
Je me tournais de nouveau vers elle, timide, gênée, embarrassée, oubliant soudainement quoi faire avec mes deux pauvres petites mains pales et agitées. J'avais soudainement peur, peur de paraître gauche, peur de ce vide qui s'installait en moi et de mes mots qui commençaient à me manquer, tous ces beaux mots futiles que je pourrais lui adresser pour lui exprimer mon ressenti, ce que je pensais d'elle, de cette situation, me mettre à lui en vouloir ouvertement, lui passer un savon pour s'être montrée si peu réfléchie, si peu rationnelle !
 
Même si au fond, je n'étais pas en colère.
 
Plutôt déçue, j'étais déçue de son comportement infantile et insouciant même si jamais je ne pourrais lui en vouloir.
 
En fin de compte, j'étais surtout soulagée de la savoir en vie, de savoir qu'elle allait bien, de savoir qu'elle ne risquait rien et que nous pourrions rapidement partir, que nous pourrions laisser cette histoire derrière nous, loin, loin derrière nous.
 
-Je... je suis désolée, pleurnicha-t-elle telle la parfaite gamine qu'elle était en s'approchant vers moi à petites enjambées tremblantes et hésitante.
 
Elle tendit ses bras pâles et maigres en ma direction, souhaitant une réconciliation, me demandant pardon silencieusement, parce qu'aucun mot, aucune phrase et aucun paragraphe au monde ne pourra jamais exprimer mieux le tourbillon de sentiments qui s'enchaînaient et s'enchevêtraient dans son c½ur que ce silence rempli et lourds de sous-entendus, de mots secrets, de regards échangés.
Elle avait compris, elle avait compris sa bêtise, avait su sortir et retenir une leçon de cette histoire sortant de l'ordinaire.
 
Les larmes continuaient de sillonner ses joues.
 
-Pou...pourquoi est-ce que tu es venue me chercher ?, me demanda-t-elle entre deux hoquets. Je ne voulais pas te mêler à cette histoire, je ne voulais pas que tu sois blessée à cause de mes actes stupides et irréfléchis, à cause de mes mauvaises fréquentations, de mes mauvaises habitudes ! Je ne voulais pas vivre avec le regret et la culpabilité le restant de mes jours, Lucy ! Alors pourquoi, pourquoi es-tue venue me chercher ? À quoi bon venir me chercher ? Pourquoi se soucier d'une amie telle que moi, une amie qui te crie dessus et part après t'avoir subitement annoncé son mariage avec un parfait dealer de drogue ! Dealer avec qui elle a joué au poker, avec qui elle a parié sa propre vie et ayant perdue, avec qui elle s'était retrouvée collée à lui ! Et maintenant, toi aussi, tu peux gagner le même sort que moi... je ne me le pardonnerais jamais... je... je...je...
-C'est bon, Levy, je te pardonne, chuchotais-je, la gorge nouée par la tristesse et la douleur que ces paroles provoquèrent, ces paroles qui se révélèrent mensongères et hypocrites.
 
J'étais tiraillée.
 
Tiraillée entre toute l'amitié que j'avais pour Levy, toute la compassion, tout le soulagement, tous ces bons moments, ces souvenirs qui se mettaient à ressurgir dans ma tête, ces rires, ces mots, ces couleurs et cette chaleur, cette joie infantile que je ressentais lorsque je me retrouvais près d'elle.
J'étais tiraillée entre cette joie insouciante et ce sentiment de panique qui commençait à monter lentement en moi, tel un serpent venimeux et dangereux, au fur et à mesure que le temps passait, que la tension montait dans cette petite chambre où on nous a obligés de nous cacher, pour ne pas distraire les joueurs, étant bien à l'abri derrière une porte lourde et un homme baraquée posté devant elle. Comme si nous pouvions songer à nous enfuir; notre état de frayeur et de lâcheté nous l'interdisait ben, pourtant ! Malgré tout ce que je me disais, malgré toutes les images qui ressortaient devant mes yeux et malgré mon c½ur qui voulait lui pardonner, être heureux et soulagé et pur, je ne pouvais m'empêcher de songer à cet avenir qui pourrait m'être volé à cause d'elle. Ses mots n'aidant pas, me voilà, plongée dans des intenses réflexions, muette et perdue, déséquilibrée, me voilà qui commençait à prendre de plus en plus peur. Cette peur entraînant derrière elle la colère, entraînant derrière elle l'agacement, l'amertume, tout ce que je ne voulais pas ressentir.
 
-Je ne veux pas que tu me pardonnes, Lucy, suffoqua Levy en secouant la tête. Je ne veux pas que tu me dises que tout ira bien, qu'on sortira d'ici heureuses et que notre amitié en sera encore plus renforcée, je ne veux pas que tu continues de m'aider, que tu sois toujours là pour moi, de me réconforter et de me sauver lorsque je mets mes fesses en danger. Je ne veux plus continuer de vivre comme ça, de t'entraîner encore et toujours dans mes sordides histoires, passer mon temps à culpabiliser... Je crois .... Je crois que j'ai besoin de m'éloigner un peu de toi... enfin, je ne sais pas... je ne sais plus rien... je t'en supplie, laisse-moi partir, murmura-t-elle rapidement en baissant la tête, en serrant ses deux minuscules poings et en fermant les yeux, tremblantes, tellement fragile, tellement petite.
 
Elle souffla et se dirigea vers la porte, d'un pas toujours aussi chancelant et menaçant de s'écrouler, elle souffla et ouvrit la porte, leva la tête vers le grand homme baraqué, l'homme au regard cruel et au sourire pervers qui haussa un sourcil face à son visage déterminé.
 
-J'ai besoin d'aller aux toilettes, lui adressa-t-elle des paroles fermes.
 
Levy disparut rapidement, s'évanouissant derrière la porte, derrière la grande silhouette de l'inconnu, se dirigeant vers une salle quelconque en préférant de se cacher, de se cacher derrière d'autres portes, derrières des murs, en préférant lever des barrières entre nous parce qu'elle ne pouvait supporter la culpabilité.
 
Un râle franchit mes lèvres, s'écrasa contre la tension et le silence, contre toutes mes questions, mes pensées qui e sont brusquement effacées, préférant laisser un champ libre et dévasté. Vide, le regard vide, l'esprit vide, le c½ur vide, la tête vide, je me dirigeais d'un pas machinal vers l'unique minuscule lit qui trônait au milieu de la salle et m'y affalais, épuisée.
 
Ne sachant quoi penser.
Quoi devoir penser.
 
Ce qui était juste ou pas.
 
Tout ceci était tellement fatiguant.
 
Puis une voix me fit sursauter :
 
-Ça alors ! Quel spectacle touchant !
Moqueur et indifférant, quelque part amusé, Natsu Dragneel haussa un sourcil devant ma figure pâle et décomposée.
 
Assis de l'autre côté du lit, sur son bord, il me regardait, me jugeait et m'observait, un énorme sourire indéchiffrable collé sur ses lèvres. Il souriait et continuait de se moquer, de jouer, de s'amuser, continuait de me fixer avec ses prunelles insondables et étourdissantes, semblait prendre un malin plaisir à étudier cette situation.
 
J'avais complètement oublié sa présence.
 
J'avais complètement oublié le fait que, ne me jugeant pas dotée d'une très grande valeur, le diable avait insisté que la partie soit misée sur Natsu et moi. Sur nous deux. Alors que lui misait sur sa précieuse Levy.
 
J'avais encore le c½ur au bord des lèvres en repensant à la discussion entretenue entre Gajil et Nick, leur débat. J'avais encore le c½ur au bord des lèvres lorsque je songeais à quel point ceci était insensé, à quel point ce jeu était malsain, cette situation malsaine. Le trafic humain. C'était du trafic humain, purement et simplement, aussi simple et enrageant que ce mot pouvait paraître.
 
Et dire que certains pensent que ce commerce barbare et inhumain a cessé d'exister depuis longtemps !
 
Et dire que je faisais partie de ces personnes naïves et insouciantes, il y a peu de temps de cela !
 
-Vos amies sont pour le moins intéressantes, ma chère dame, me taquina-t-il en se détournant lentement.
-Ce n'est pas de tes affaires, Dragneel, soufflais-je ne me redressant, rouge et embarrassée d'avoir été prise dans un moment de faiblesse, m'empressant lisser ma chemise et de recoiffer mes cheveux, lui tournant le dos, fixant mes pieds qui pendaient sur le bord de ce lit.
-Comme vous pouvez être cruelle ; et dire que je me suis porté volontaire pour partager votre destin !
-Je ne t'ai jamais rien demandé !
-Oh, alors dites-moi, qui étais-ce, cette jeune femme qui est venue me demander mon aide afin de trouver son amie ? Votre s½ur jumelle, peut-être ? Une s½ur jumelle bien plus douce et gentille que vous ? Donnez-moi donc son numéro, parce que j'avoue avoir très envie de connaître cette créature !

Je serais les dents, refusant de lui faire face, refusant de jouer à son jeu, le c½ur au bord des lèvres, serré et meurtri, mal traité et rempli d'une colère, une colère subite, une colère née à cause de Levy et de son départ précipité, de cette amitié qui était sur le point de s'effondrer, de ce Natsu qui ne cessait de plaisanter, même dans les moments les plus cruciaux, les plus inquiétants, les plus tendus !
 
Pourquoi était-il toujours aussi détendu, toujours aussi neutre, toujours aussi charmeur, toujours un aussi grand gamin alors que le monde semblait s'écrouler et tomber, se fragmenter de plus en plus ?
 
Le lit grinça.
 
-Vous êtes tellement tendue, ma chère dame... laissez-moi donc vous faire un massage, chuchota-t-il, à présent derrière moi, en tendant sa grande main et en touchant lentement mon bras.
 
Mes oreilles surchauffèrent et mon c½ur explosa.
 
Je me levais d'un bond, furibonde et incrédule, paniquée, essoufflée, brûlante. Je me levais d'un bon et m'apprêtais à partir, à m'éloigner, à aller n'importe où, dans le salon ou dans la salle de bains, peu m'importait tant le besoin de m'éloigner était présent, m'éloigner de cet être que je considérais comme détestable, cet être vil et malicieux qui ne cessait de jouer avec mes sentiments sans le moindre remords, cet homme que je commençais sérieusement à haïr. Je pris une grande inspiration, tentais de calmer mon c½ur qui se noyait avec désespoir et ma vision qui commençait à se flouter, ces joues qui s'embrasaient, je m'apprêtais à prendre mes jambes à mon coup quand je sentis sa poigne se fermer autour de mon bras.
 
Il me tira en arrière sans aucun ménagement et je tombais, je tombais et je tombais encore, tombant brutalement et sans aucune grâce, dans un son lourd en laissant échapper un long et inépuisable râle, fermant les yeux, effrayée, surprise, énervée, embarrassée, ne sachant comment agir tant le choc me coulait le bec.
 
-Lâche-moi !, soufflais-je en fronçant les sourcils et en tentant de me relever.
 
Son bras autour de mes épaules m'en empêchait.
 
Et lui, fier de m'avoir fait tomber et de mon état de vulnérabilité, apparut devant moi, son visage devant mes yeux ne cessa de se pencher et son souffle me chatouillant les oreilles, il me dit, le ton éternellement amusé :
 
-Sérieusement Lucy, nous sommes deux grandes personnes enfermés dans une petite chambre, assis sur un lit, seuls...avec nos hormones en pleine ébullition... pourquoi ne pas s'amuser un peu ?
-Lâche-moi, Dragneel, lui crachais-je en le fusillant du regard, le ton ferme, le ton menaçant. Je ne suis pas ce genre de fille. Je ne suis pas ce genre de filles que tu as l'habitude de fréquenter, pas le genre de fille à bêtement faire tout ce que tu lui dis. Je n'ai pas la moindre intention de faire quoi que ce soit avec toi, ni maintenant, ni jamais. Plutôt mourir ! Et si seulement tu devinais le dégout que tu m'ins-
-Chut !
Il posa sa main sur ma bouche et leva les yeux, soudainement concentré, toute forme d'amusement étant partie tandis qu'il fronça ses sourcils et qu'il regarda la porte intensément.
 
Puis, nonchalamment, il se leva, me libéra de l'étau de ses bras et me lança un autre de ses fameux sourires que je détestais.
 
-Je crois que la partie est terminée, m'annonça-t-il en ouvrant grand la porte.
 
 
À la croisée des chemins ; chapitre cinq
 
Alors alors, ce chapitre... dans lequel il ne se passe pas grand chose ! Et qui, comme à mon ennuyeuse habitude, vous laisse sur votre faim ! Qu'en pensez-vous ? 
 
Que pensez-vous de Levy et de ses propos ? De sa fuite ? Que pensez-vous de Lucy ? Et de Natsu qui, dans ce chapitre, est un peu plus... hum... enjôleur ? Enfin, Lucy ne compte pas se laisser faire si facilement, surtout en sachant qu'Il ne fait que jouer (jusqu'à présent ). 
 
Personnellement j'aime bien la nouvelle voie que cette histoire prend, et j'ai des tonnes et des tonnes d'Idées pour la suite ! Des idées qui me rendent toute excitée et nerveuse à la fois ! J'ai tellement de moments en tête que je VEUX faire, absolument ! 
 
En tout cas, dites-moi ce que vous en avez pensé ! Ce que vous pensez de la progression de cette nouvelle version de l'histoire, si vous préférez cette version ou l'ancienne ... enfin, je veux juste connaître vos ressentis, quoi  ! 
 
Voilà voilà, ça fait trois semaines que je n'avais pas écrit et ça m'a fait du bien de poster ce chapitre.
En espérant que vous avez apprécié votre lecture,
 
Bises ! 

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